A vos agendas ! Journée d’étude internationale – L’addiction aux jeux d’argent : un phénomène social ?

Journée d’étude internationale

L’addiction aux jeux d’argent : un phénomène social ? 

Jeudi 26 septembre 2019 (8h-18h30)

 

Organisée par le CASPER 

Université Saint-Louis – Bruxelles (USL-B)

Boulevard du Jardin Botanique 43, 1000 Bruxelles

SALLE DES EXAMENS (2e étage)

 

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Proposer une approche socio-anthropologique de l’addiction aux jeux d’argent, telle est l’ambition de cette journée d’étude organisée par le Centre d’Anthropologie, Sociologie, Psychologie – Etudes et Recherches (CASPER) à l’Université Saint-Louis – Bruxelles. Pour ce faire, nous commencerons par soulever la question suivante : dans quelle mesure l’addiction aux jeux d’argent peut-elle être considérée comme un phénomène social ? Outre la construction sociale du « jeu pathologique » en tant que catégorie nosographique – qu’il s’agirait selon certains de « déconstruire » –, c’est précisément la réalité sociale de ce phénomène qu’il nous faudra interroger, en embrassant notamment le point de vue des joueurs sur leurs pratiques. Ainsi, nous nous demanderons par exemple ce qui peut conduire un joueur à se définir lui-même comme « compulsif » ou « pathologique », s’appropriant de la sorte le langage de la psychopathologie pour qualifier son propre rapport au jeu. Chemin faisant, nous pourrons alors nous pencher sur la trajectoire biographique du joueur – en particulier sa socialisation au jeu – afin de mettre en perspective son problème d’addiction et son parcours de vie. Mais au-delà du caractère idiosyncrasique de l’addiction aux jeux d’argent, il nous faudra plus largement questionner le contexte social à partir duquel se fabrique un tel rapport au jeu, en nous tournant cette fois-ci du côté des opérateurs, des marchés et des politiques publiques qui favorisent l’accroissement de l’offre de jeux, malgré les risques sanitaires et sociaux que cela comporte. Quel lien peut-on observer entre cet accroissement de l’offre et le taux de prévalence de l’addiction au jeu dans la population ? Quelles sont les conséquences sociales d’un tel phénomène, que ce soit pour le joueur, son entourage ou la société dans son ensemble ? Peut-on imaginer une autre politique des jeux dans les pays concernés ? En répondant à ces questions, nous pourrons ainsi mesurer l’apport d’une approche socio-anthropologique de l’addiction aux jeux d’argent à l’étude de ce phénomène social.

 

Liste des intervenants :

  • Thomas Amadieu (GEMASS, ESSCA Shanghaï)
  • Sébastien Berret (CEACG, University of Helsinki)
  • Damien Brevers (ACB-Lab, IHB, Université du Luxembourg)
  • Aymeric Brody (CASPER, Université Saint-Louis – Bruxelles)
  • Jean-Pierre Delchambre (CASPER, Université Saint-Louis – Bruxelles)
  • Johanna Järvinen-Tassopoulos (Institut National pour la Santé et les Affaires Sociales, Helsinki)
  • Nicolas Marquis (CASPER, Université Saint-Louis – Bruxelles)
  • Serge J. Minet (Créateur de la Clinique Dostoïevski, Bruxelles)
  • Amnon Jacob Suissa (École de travail social, Université du Québec à Montréal)
  • Nathalie Zaccaï-Reyners (GRAP, FNRS, Université libre de Bruxelles)

 

Programme de la journée :

 
8h : Accueil des participants
 
8h30-9h : Introduction de la journée
Aymeric Brody, Jean-Pierre Delchambre et Nicolas Marquis (CASPER, Université Saint-Louis – Bruxelles) 
 
9h-12h15 : Conférences du matin
 
L’addiction aux jeux de hasard et d’argent : enjeux psychosociaux
Amnon Jacob Suissa (École de travail social, Université du Québec à Montréal)
 
Comment devient-on « joueur compulsif » ? Esquisse pour une analyse socio-anthropologique des processus de socialisation aux jeux d’argent
Aymeric Brody (CASPER, Université Saint-Louis – Bruxelles)
 
La solitude du joueur de fond
Serge J. Minet (Créateur de la Clinique Dostoïevski, Bruxelles)
 
Président de séance :Nicolas Marquis (CASPER, Université Saint-Louis – Bruxelles)
 
Pause déjeuner (offert aux participants)
 
13h30-17h45 : Conférences de l’après-midi
 
Les liens entre politiques des jeux, intérêts fiscaux et addiction aux jeux de hasard et d’argent en France. Les exemples de la Française des Jeux et du marché des casinos.
Sébastien Berret (CEACG, University of Helsinki)
 
Impact de l’hyperaccessibilité aux paris sportifs sur nos capacités de traitement de l’information
Damien Brevers (ACB-Lab, IHB, Université du Luxembourg)
 
Les limites spatiales des jeux d’argent : préviennent-elles l’addiction ?
Johanna Järvinen-Tassopoulos (Institut National pour la Santé et les Affaires Sociales, Helsinki)
 
La formation des représentations relatives à l’addiction aux jeux d’argent : une comparaison France/Chine 
Thomas Amadieu (GEMASS, ESSCA Shanghaï)
 
Président de séance :Jean-Pierre Delchambre (CASPER, Université Saint-Louis – Bruxelles)
 
17h45-18h30 : Conclusion de la journée
Nathalie Zaccaï-Reyners (GRAP, FNRS, Université libre de Bruxelles)
 

 

Comité d’organisation :

  • Aymeric Brody (CASPER, Université Saint-Louis – Bruxelles)
  • Jean-Pierre Delchambre (CASPER, Université Saint-Louis – Bruxelles)
  • Nicolas Marquis (CASPER, Université Saint-Louis – Bruxelles)
  • Nathalie Zaccaï-Reyners (GRAP, FNRS, Université libre de Bruxelles)

 

Inscription obligatoire

sous réserve des places disponibles

Contacter : casper@usaintlouis.be

 

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JE Addiction aux jeux d’argent – Brochure (PDF)

 

 

Nicolas Marquis a décroché une bourse du Conseil européen de la Recherche (ERC Starting Grant)

Un ERC décroché !

“Coaching as a social ritual: acting on people in a liberal-individualistic society (parenting, education, mental health care)”

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Nicolas Marquis avait ambitieusement soumis son projet ERC le 17 octobre 2018. Celui-ci était passé à la seconde étape le 28 mars 2019 et voilà qu’il est à présent décroché. Une première à l’Université Saint-Louis… bravo à lui ! 

C’est à un financement d’1,5 millions d’euros auquel il a désormais droit. L’engagement de trois doctorant·e·s et de deux post-doctorant·e·s serviront à la mise en œuvre de ce projet dès 2020 et ce, pour cinq années.

Dessiner les contours de la pratique de coaching et de ses effets dans une société qui valorise l’autonomie, ou de quoi ce projet est-il le nom? 

L’objectif principal de ce projet est de mieux comprendre une pratique dont on a tous et toutes déjà au moins une fois entendu parlé: le coaching. Cette pratique  qui cherche à responsabiliser les individus afin qu’ils produisent eux-mêmes les changements dont ils ont besoin sera étudiée en tant qu’action rituelle propre aux sociétés individualistes libérales qui souscrivent à l’idée qu’en chacun de nous réside un potentiel caché.

Ce projet portera sur la manière dont la logique de coaching transforme trois activités sociales spécifiques – la parentalité, l’enseignement et les soins de santé mentale - qui se caractérisaient traditionnellement par une asymétrie entre une personne « en position basse » et une personne « en position haute ».

Dans une perspective comparative et empiriquement fondée, nous ferons du rituel de coaching, de son jeu de langage, de ses applications et de ses effets, des analyseurs  de la façon dont nous agissons de nos jours sur le comportement et les émotions des autres. 

Nous combinerons trois niveaux d’analyse:

  • l’analyse au niveau macro des transformations de l’environnement moral,
  • l’analyse au niveau méso des pratiques des institutions et des acteurs et
  • l’analyse au niveau micro des effets du rituel du coaching.

Le niveau macro exigera une comparaison internationale entre le Royaume-Uni, l’Italie et la France / la Belgique francophone. Centrés sur la France et la Belgique francophone, les niveaux méso et micro impliqueront une analyse comparative des évolutions sur les trois pratiques d’intervention sur autrui (soins de santé mentale, enseignement, parentalité).

L’étude associera également trois méthodes: une analyse comparative du contenu des controverses, l’observation de séances de coaching dans 6 contextes différents et des entretiens semi-structurés avec une centaine de participants (promoteurs de coaching; parents, enseignants, coachs, adolescents, étudiants et destinataires de soins auxquels cette logique est appliquée).

En prenant au sérieux le rituel du coaching et en veillant ni à le célébrer ni à le critiquer, ce projet vise non seulement à produire de nouvelles connaissances théoriques, mais également à mettre en lumière les tensions liées au coaching et à sensibiliser les parties prenantes. 

A vos agendas ! Séminaire « Psychiatrie et santé mentale: approches historiques, philosophiques et sociologiques » avec Nicolas Marquis

« Les tensions de l’autonomie : contrainte, contrat et projet dans les institutions psychiatriques »

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Où? à l’EHESS (Paris) 54 boulevard Raspail, en salle AS1_08

Quand?  jeudi 13 juin de 17h à 19h

Objectif du séminaire: 

Les questions de santé mentale se sont imposées comme des enjeux majeurs dans les champs du travail, de l’éducation, de la justice, de la famille, ou encore de l’économie. Elles sont ainsi clairement devenues transversales.

Ce séminaire interdisciplinaire entend les explorer en les rattachant plus précisément aux questions « émotionnelles » et de « comportement » dans les sociétés contemporaines. Dans une perspective historique, sociologique et philosophique, il s’intéresse aux liens entre l’évolution des représentations collectives de l’homme en société et les symptômes ou les troubles présentés par les individus. Nous explorerons les tensions qui traversent ce domaine en matière de diagnostic et de prise en charge ainsi que les préoccupations croissantes pour le bien-être dans les politiques publiques. Enfin, nous interrogerons autant les savoirs que les pratiques scientifiques, la transformation des concepts et des techniques.. Le recul historique, la comparaison des sociétés et l’analyse conceptuelle seront les outils privilégiés.

Après nous être penchés sur les transformations des âges de la vie et de l’enfance, le séminaire de cette année aura pour thématique la thérapie, 

Le séminaire fait alterner des présentations de travaux en cours et des interventions de chercheurs invités.

Ce séminaire de recherche est ouvert aux chercheurs, étudiants mais aussi aux professionnels intéressés par les questions soulevées par la psychiatrie et la santé mentale aujourd’hui.

 

Vous trouverez toutes les informations en cliquant ici

 

A vos agendas ! Séminaire du CASPER avec Laurent Legrain

 

« Explorer la citadinité au prisme de l’attention. Présentation d’une perspective de recherche »

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Où?  Salle du conseil (USL-B) 

Quand? Le 16 mai 2019 de 17h à 20h 

Qui est Laurent Legrain? 

Laurent Legrain mène des recherches dans le domaine des études mongoles et sibériennes. Il a notamment publié : Chanter, s’attacher et transmettre chez les Darhad de Mongolie (Paris, EPHE, 2014).

Ses travaux peuvent être rapprochés de l’ethnomusicologie et de la sociologie des médiations et de l’attachement.

Laurent Legrain a aussi fait partie du noyau initial qui a contribué à lancer le programme de la socio-anthropologie du jeu (SAJ). A cet égard on peut lire son article «Etre dans la musique. Expérience esthétique et déambulation» paru dans le n° de Recherches sociologiques et anthropologiques consacré à la SAJ (vol. XL, 2009/1).

Résumé de la présentation 

Les études sur l’attention font l’objet d’un regain d’intérêt. C’est sa volatilité qui est aujourd’hui au centre de toutes les préoccupations. Nous serions constamment distraits par les sollicitations qui émanent de nos multiples écrans (Jackson 2009, Berardi 2009). On assiste en quelque sorte à une cure de jouvence de la question de « l’homme blasé » que posait Georg Simmel il y déjà un siècle ([1908] 1992). Plongé dans l’environnement des villes, l’homme se rendit moins disponible afin de ne pas répondre à l’ensemble des sollicitations qui lui étaient offertes.

Je voudrais repartir de ce questionnement général sans adopter la perspective de « l’homme blasé » et trouver une voie pour étudier les régimes de la citadinité contemporaine à l’aune de l’attention ou même des « communautés d’attention » qui se forment autour de certaines pratiques ou objets d’attachement spécifiques. Le projet de recherche présenté gravite autour des pratiques musicales.

 

Si cela vous intéresse, n’oubliez pas de vous inscrire via ce lien.

 

 

A vos candidatures! Projet ARC interdisciplinaire « AutonomiCap »

Projet ARC interdisciplinaire « AutonomiCAP » – « L’autonomie à l’épreuve du handicap,  le handicap à l’épreuve de l’autonomie »

Recrutement de 3 doctorant.e.s (entrée en fonction au 1er octobre 2019) et un post-doctorant.e ( ouverture de l’appel fin 2020)

Ce projet ARC interdisciplinaire a été déposé par Valérie Aucouturier (philosophe, Centre PROSPERO), Yves Cartuyvels (criminologue, GREPEC), Abraham Franssen (sociologue, CES), Isabelle Hachez (juriste, CIRC), Nicolas Marquis (sociologue, CASPER) – porte parole, Yannick Vanderborght (politologue, CRESPO). 

Il nécessitera l’engagement de trois doctorants et un post-doctorant.

A vos agendas! Séminaire du CASPER avec Mathieu Frerejouan

 

« Des voix dans la tête: le mythe de l’intériorité en psychiatrie » 

Où? Au local P61
Quand? Le 21 mars de 17h à 20h 
 
Résumé de la présentation 
 

Il est courant d’observer, dans un contexte clinique, que parmi les patients qui disent « entendre des voix » certains se corrigent eux-mêmes, reconnaissant qu’en un autre sens ce qu’ils « entendent » n’a rien d’auditif. Les voix en question seraient « dans la tête », elles ressembleraient davantage à des « pensées » qu’à des sons articulés, bien qu’il ne s’agisse pas de leurs propres pensées mais de celles d’un autre. Ce type de voix, auquel l’aliéniste Jules Baillarger avait donné le nom d’hallucination psychique, est aujourd’hui réinvesti par la philosophie de la psychiatrie qui en fait l’illustration, voire la preuve, d’une certaine conception de l’intériorité. En effet, à croire les philosophes, le patient qui dit « entendre » ces voix ferait un usage déviant du langage, visant à exprimer ce que son expérience a d’irréductiblement singulier. Pour cette même raison, on ne pourrait comprendre l’entendeur de voix sans un ensemble d’outils herméneutiques nous permettant de réduire l’écart entre ce qu’il dit et ce qu’il veut dire.

L’objet de notre présentation sera de mettre en évidence que les hallucinations psychiques, loin de fonder le « mythe de l’intériorité », ont plutôt été l’occasion d’étendre ce dernier au domaine de la psychiatrie. En nous appuyant sur la pensée de Wittgenstein, telle qu’elle s’est développée après le tournant grammatical des années 1930, nous tenterons de montrer que ce n’est pas « dans la tête » des patients que réside la signification de leurs paroles, mais bien dans « l’usage » qu’ils font des mots. Ce décentrement nous permettra non seulement de mettre en cause le caractère supposément privé de ces voix intérieures mais, de manière plus fondamentale, la thèse suivant laquelle les écarts de langage observés dans un contexte clinique supposent une forme particulière d’interprétation. Autrement dit, il s’agira d’essayer de comprendre pourquoi, de manière pourtant évidente, les patients ne veulent rien dire d’autre que ce qu’ils disent.

Si cela vous intéresse, faites-le nous savoir en cliquant ici 

A vos agendas ! Séminaire « Enseigner la lecture critique » (CASPER, RIS – Emmanuelle Lenel, Nicolas Marquis)

Pratique de la lecture critique

Quand? Le 20 février 2019 de 14h à 17h30

Où? Au local 4015

La lecture critique de texte est une dimension fondamentale du « métier d’étudiant ». Pourtant, elle est parfois perçue par certains étudiants comme aride voire inutile, alors que d’autres semblent expérimenter de grandes difficultés à la mettre en pratique. 

Comment, dans le contexte actuel, enseigne-t-on la lecture critique de textes de sciences humaines et sociales ?

Ce séminaire organisé par le CASPER et le RIS abordera cette question dans une perspective pluridisciplinaire, à partir de la présentation de différents dispositifs pédagogiques expérimentés par des enseignants de l’Université Saint-Louis. Il interrogera en particulier les raisons qui ont poussé les enseignants à mettre sur pied ces dispositifs, qu’elles soient d’ordre pratiques ou de contexte plus global, ainsi que les difficultés et les avantages de leur mise en œuvre et les enjeux d’enseignement qu’ils posent. 

Au programme:  

  • 14h00 : Emmanuelle Lenel et Nicolas Marquis : Remarques introductives, à partir de l’ouvrage Pratique de la lecture critique en sciences humaines et sociales (Dunod, 2018)

  • 14h10 : Pierre-Olivier Debroux : « La lecture critique de textes pour l’étudiant en droit » 

  • 14h50 : Marie Dufrasne : « La lecture critique au sein de dispositifs collaboratifs ou de classe translatée » 

  • Pause-café

  • 15h40Sophie Klimis : « Transmettre la ‘passion pour la connaissance’ (Castoriadis) en toute rigueur. Deux exemples de dispositifs (séminaire d’interprétation de textes philosophiques et cours ex cathedra de philosophie aux juristes de BAC 1) »

  • 16h20: Véronique Degraef : « Sortir de l’implicite, lever les malentendus sociocognitifs. Pourquoi et comment expliciter les apprentissages ? »  

  • 17h00 : Discussion générale  

  • 17h30 : Verre de l’amitié 

 Intéressé-e-s? Inscription via ce lien.

Vient de paraître: Taking One’s Responsibilities While Facing Adversity: A Balanced Analysis of Self-Help Books Reading

 

Taking One’s Responsibilities While Facing Adversity: A Balanced Analysis of Self-Help Books Reading (Sociological Research Online)

Prochain Séminaire du Casper avec Emmanuelle Savignac

 

 « La gamification et la question de la transformationpar le jeu » (avec Emmanuelle Savignac) 

emmanuelle sevignacEmmanuelle Savignac est anthropologue et Maître de conférence à l’Université de La Sorbonne nouvelle (Paris 3). Elles est chercheure au Cerlis (Sorbonne nouvelle, Paris Descartes et CNRS)

Résumé de la présentation: 

Les pratiques de la gamification –soit la transposition de structures de jeu dans des activités de non-jeu (Deterding et al., 2011) – reposent sur un postulat opératoire du jeu, vecteur d’engagement comme d’apprentissage et qui le rendrait par conséquent propice à l’action pédagogique, de travail ou encore citoyenne. On peut inscrire en ceci la gamification dans la tradition fonctionnaliste d’approche du jeu en SHS, l’envisageant comme développant, chez l’animal comme le jeune humain, ses capacités physiques, cognitives comme sociales.

Par ailleurs, on observe que cette conception de principes de jeux opératoires croise aussi la lecture structuraliste du jeu dont Claude Lévi-Strauss écrira qu’il « produit des événements à partir d’une structure ». L’activité de recherche, chez les game-designers, de « mécaniques » et éléments du jeu inducteurs d’effets motivationnels et d’apprentissage peut être pensée s’inscrire dans un mode de pensée structuraliste.

Cette question de la « structure » de jeu appelle une autre lecture faite du jeu en SHS : le penser comme y invite Bateson comme une « forme » plutôt qu’une « substance ». Cette conception du jeu a généré de riches réflexions non seulement sur les systèmes de signes signifiant le jeu en tant que jeu : le concept de métacommunication batesonien mais aussi la théorisation relative aux cadres de l’expérience et à la modalisation soit la transformation ou la transposition en un cadre second d’un cadre premier (Goffman). Sur ce point, Bateson, parlant du jeu reprend la formule célèbre de Korzybski : « une carte n’est pas le territoire » pour désigner les sélections représentationnelles issues de cette transposition.

Du structuralisme à la théorie des cadres, est par conséquent posée la question d’une forme ou structure opératoire, productrice d’effets; mais aussi la question d’une forme produite sur la base de transformations (Bateson, Goffman).

Nous proposons ici de revenir sur ces théories et d’aborder la question de la transformation induite par la forme de jeu, en nous aidant de notre enquête sur les jeux de rôles et de simulation en contexte de travail. Nous tenterons de voir, dans ce contexte particulier, en quoi ces transformations consistent et de questionner la dimension opératoire du jeu : ses « mécaniques » et effets… transformateurs.

 

Ce séminaire du CASPER aura lieu le jeudi 29 novembre de 17h à 20h au local P61 à l’Université Saint-Louis, 43 boulevard du Jardin Botanique à 1000 Bruxelles.  

Appel à projets

Voici un appel à articles pour le numéro 14 de la revue Sciences du jeu, intitulé « L’addiction au jeu, des jeux d’argent aux jeux vidéo. Pathologie du jeu ou construction sociale ? ».
 
L’appel est également disponible en ligne sur le site de la revue : https://journals.openedition.org/sdj/1104
 

Si la dépendance aux jeux d’argent a été reconnue comme un « trouble du contrôle des impulsions » dès 1980 par le DSM, l’addiction aux jeux vidéo suit aujourd’hui un processus similaire, l’OMS ayant récemment introduit le « trouble du jeu vidéo » (gaming disorder) dans sa nouvelle Classification internationale des maladies (CIM-11). Quoi qu’on pense de cette classification, il convient de prendre acte de ce processus de « pathologisation » du jeu qui ne concerne plus seulement l’addiction aux jeux d’argent mais aussi aux jeux vidéo, aux jeux en ligne, ou encore aux jeux de société, aux jeux de rôle et à toutes pratiques ludiques dont on peut penser qu’elles suscitent une certaine forme de dépendance. On peut alors se poser la question suivante : l’addiction au jeu relève-t-elle d’une pathologie du jeu,au sens où il s’agirait d’une maladie spécifique à la pratique même du jeu, ou d’uneconstruction sociale visant précisément à définir la dépendance au jeu comme une maladie spécifique ?

La résilience comme attitude face au malheur : succès et usages des ouvrages de Boris Cyrulnik

Vient de paraître :  « La résilience comme attitude face au malheur : succès et usages des ouvrages de Boris Cyrulnik » (par Nicolas Marquis, dans SociologieS, livraison mars 2018)

La résilience est une notion qui connaît un succès important, en particulier depuis son entrée dans le champ de la santé mentale. Objet de controverses, elle reste cependant peu étudiée par les sciences sociales. Cet article vise à proposer une analyse des usages de la résilience à partir d’une part des ouvrages de Boris Cyrulnik et d’autre part des réactions que ses écrits ont pu susciter chez les lecteurs cherchant à se mesurer à l’aune de la notion. En l’étudiant comme une attitude face à la contingence, l’article montre d’abord comment la résilience est utilisée pour qualifier et évaluer le malheur et la réaction à celui-ci. Il questionne ensuite les raisons du succès de cette façon de réagir au malheur qui valorise l’action au détriment de la passion, en étudiant son inscription dans avec un contexte social et culturel où l’autonomie individuelle est devenue une attente commune.

Lire plus d’informations à ce sujet : cliquer ici

 

Séminaire avec Andras Zempléni : Du mal de l’autre au mal de soi. A propos de l’individualisation psychopathologique en Afrique

Andras Zempléni, Directeur de recherche honoraire au CNRS, LESC, Université Paris-Nanterre

« Du mal de l’autre au mal de soi.
A propos de l’individualisation psychopathologique en Afrique »

Nous avons le plaisir de vous inviter à la prochaine réunion du séminaire du CASPER qui aura lieu le mardi 29 mai 2018 de 17h à 20h

Cette séance du séminaire du CASPER sera l’occasion d’une rencontre exceptionnelle avec Andras Zempléni, figure majeure de l’ethnopsychiatrie et de l’anthropologie de la médecine, des rituels et de la divination. Formé à l’ethnologie, à la psychologie et à la linguistique africaine à la Sorbonne et au musée de l’Homme (Paris), Andras Zempléni a réalisé ses principaux terrains chez les Wolof et les Lebou du Sénégal, chez les Moundang du Tchad, ainsi que chez les Sénoufo Nafara de Côte d’Ivoire. A Dakar, il a travaillé notamment avec les époux Ortigues (Edmond et Marie-Cécile), auteurs du fameux Œdipe africain. Son article « La maladie et ses causes » (1985) est devenu une référence centrale de l’anthropologie de la médecine. En 1965, Andras Zempléni décrivait (en collaboration avec Jacqueline Rabain) un syndrome traditionnel sénégalais, celui de l’enfant nit ku bon. Récemment, ce syndrome a fait l’objet de relectures le rapprochant de l’autisme infantile. Cette mutation (du syndrome mais aussi du regard porté sur lui) sera la porte d’entrée de la réflexion que nous proposera Andras Zempléni à propos de « l’individualisation psychopathologique en Afrique », dans un contexte marqué par des transformations sociales et psychologiques – se manifestant notamment par un passage des interprétations « persécutives » (liées aux pratiques thérapeutiques magico-religieuses traditionnelles) aux interprétations « responsabilisantes » (liées à l’individualisation socio-économique), et s’accompagnant d’une flambée des idées persécutrices anciennement liées à la sorcellerie et désormais « désocialisées et devenues ravageuses parce que déconnectées des anciens usages sociaux de la maladie ».

Nous aurons la chance de pouvoir compter également sur la participation d’Alain Ehrenberg (Directeur de recherche émérite au CNRS, Cermes3) et de Baptiste Moutaud (Chargé de recherche, LESC, Université Paris-Nanterre), qui travaillent sur des thématiques qui font écho à certaines questions qui seront soulevées par Andras Zempléni, certes à partir de contextes différents (les dimensions sociales et culturelles des neurosciences, l’autonomie comme condition et la responsabilisation de soi, etc.). Alain Ehrenberg vient de publier La mécanique des passions. Cerveau, comportement, société (Odile Jacob, 2018).

 

Université Saint-Louis, salle du Conseil,
43 bd du Jardin Botanique, 4ème étage via ascenseur à droite près de l’accueil

 

 

Séminaire Robocare avec Jeannette POLS: Care at a distance: nightmare or promise?

Care at a distance: nightmare or promise?

 

Jeannette POLS, Department of Sociology and Anthropology, Faculty of Behavioral & Social Sciences ; University of Amsterdam

 

Proponents and opponents of telecare innovations are making lots of noise, but at the same time, lots of dust clouds these innovations. It is simply unclear what telecare technology can achieve in care. Promises, nightmares, and dreams of efficiency have taken the place of knowledge and facts in the debate. Telecare promises to support care for a rapidly ageing population, when fewer younger people will be available to care for a rising number of older people with chronic diseases. It is also supposed to help patients manage their own care even better. In addition to claims for the more efficient use of personnel capacity, there is a very different efficiency promise: telecare will reduce the cost of health care. The inevitable nightmares, on the other hand, are full of grim images of care turned cold. Older people, instead of moving into a care institution when their minds and bodies start to fail, will have to stay at home, surrounded by all kinds of cold mechanical devices, receiving no support from caring people. Actually, we do not know how telecare works, and market/soapbox policies for telecare development are not reassuring. Jeanette Pols takes a different approach from soapbox speeches, market transactions, or the project evaluation study. Her analysis aims to develop a better way ofthinking about technological innovations in care. Is it possible to develop reliable knowledge to support innovation? What would be useful to know? How could decision makers improve the process of telecare development? To address these questions, she analyses and compares various pioneer telecare practices in the Netherlands, using an ethnographic approach to gain insight into how telecare changes health care.

 

Informations et inscription à l’adresse :

http://www.edtss.be/events/robocare_2018_5/

 

Vendredi 30 mars 2018 de 10h00 à 13h00
Université Libre de Bruxelles – Institut de Sociologie, avenue Jeanne 44 à 1050 Bruxelles ; 15ème niveau – Salle Henri Janne

Séminaire Robocare avec Alain EHRENBERG : Le Réseau cérébral global

Alain EHRENBERG, Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société ; MSH Paris

Le Réseau cérébral global

L’association entre neurosciences cognitives et intelligence artificielle fait basculer la machine du statut de médiateur à celui de partenaire et démultiplie les possibilités d’explorer la diversité de nos compétences, tout particulièrement les plus complexes, que sont nos compétences sociales, nos capacités à établir et maintenir des relations en étant le plus à l’aise possible dans leurs contingences.

Inscription obligatoire via le lien de cette page

 

Mardi 20 Mars 2018, 14-17h,
Université Saint-Louis,  Auditoire 2200, accès par la Rue du Marais, n° 119 à 1000 Bruxelles

Séminaire ROBOCARE avec Denis VIDAL, Entre-deux ontologiques : à l’épreuve de la robotique humanoïde

Entre-deux ontologiques : à l’épreuve de la robotique humanoïde.

 

Par Denis VIDAL, Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative, Université Paris 10

Il existe en anthropologie un débat plus vif que jamais sur la notion de « personne » comme sur celle d’« ontologie ». Je montrerai au cours de ma communication comment de tels débats peuvent être renouvelés en prenant en compte ce qui se joue en robotique humanoïde, aujourd’hui. Pour ce faire, j’utiliserai, en particulier, des données ethnographiques collectées en suivant la réalisation d’un robot humanoïde (Roméo de chez Aldebaran) puis en analysant l’interaction du public avec un autre robot humanoïde (Berenson) au Musée du Quai Branly à Paris.

Informations et inscription à l’adresse :

http://www.edtss.be/events/robocare_2018_2/

 

Mardi 6 mars 2018 de 14h00 à 17h00 – Université libre de Bruxelles – Institut de Sociologie, avenue Jeanne 44 à 1050 Bruxelles ; 15ème niveau – Salle Henri Janne

DEBAT – Psychiatrie, urgence et crise organisé par HERMESplus et le CASPER

HERMESplus et le CASPER organisent un débat jeudi, le 26 avril 2018 pour les intervenants travaillant dans le domaine des soins de santé mentale et le secteur sociale. Le débat sera modéré en français et en neérlandais.

plus d’informations: click here 

Le jeudi 26 avril 2018 à 20h                                                                                                                                                              CGG, chaussée d’Haecht 76, à 1210 St-Josse-ten-Node

Vient de paraître : Pratique de la lecture critique en sciences humaines et sociales

Pratique de la lecture critique en sciences humaines et sociales (Editions Dunod)

pratique de la lecture critique

Auteurs : Nicolas Marquis, Emmanuelle Lenel, Luc Van Campenhoudt

L’objectif de ce livre est d’aider les étudiants en sciences humaines et sociales à comprendre en quoi consiste la critique de type universitaire dans ces disciplines, à comprendre son sens et son intérêt, et à apprendre à y procéder méthodiquement.
Son intérêt réside dans sa démarche pédagogique ; il s’adresse directement à l’étudiant, en lui proposant un parcours d’apprentissage accompagné, dans lequel ce dernier sera guidé pas à pas dans la réalisation des opérations de la critique en sciences humaines et sociales.

Lien vers le site de l’éditeur : merci de cliquer ici 

Séminaire du Casper avec Michel Peroni : « Le temps de la vie, le temps de l’enquête »

Plus d’informations

Le jeudi 15 mars de 17h à 20h en salle P61
Université Saint-Louis, 43 boulevard du Jardin Botanique – 1000 Bruxelles

Séminaire Robocare avec Gérard Dubey: « Pour une anthropologie des machines intelligentes. Interroger l’impensé machinique. »

Plus d’informations 

Le vendredi 23 février de 14h à 16h dans la Salle du Conseil
Université Saint-Louis, 43 boulevard du Jardin Botanique – 1000 Bruxelles

Prochain Midi du Casper avec Nicolas Marquis : « Interviewer les psychotiques ? » Ce que le travail de terrain en psychiatrie pose comme question à la méthodologie sociologique

Plus d’informations

 

Le vendredi 9 février de 12h à 14h au P61, Université Saint-Louis

Prochain séminaire du Casper avec Gilles Brougère: « Le jeu comme pratique située »

Gilles Brougère (Université de Paris XIII)

« Le jeu comme pratique située »

Il s’agira à la suite des approches développées par Henriot, Wittgenstein, Bateson et Goffman de penser le jeu comme situé, à la rencontre d’une attitude, d’une façon d’être au monde et de dispositifs. Le jeu s’exprime d’abord dans une dénomination qu’il convient de décrire à travers la mise en évidence de 5 (en fait 2+3) critères qui permettent de comprendre à la fois les conditions de l’usage du terme et l’absence de frontières entre ce qui est jeu et ce qui ne le serait pas. La culture matérielle liée au jeu n’est pas pour autant occultée dans la mesure où elle permet la production sociale d’expériences et le développement de cultures ludiques. Nous terminerons en évoquant les effets d’apprentissage liés à cette dimension, productrice d’une participation, saisie comme articulation entre engagement et affordance selon Billett. 

Inscription :  cliquez ici, merci 

Le 22 février 2018 de 17h à 20h, en salle 4015, Université Saint-Louis

 

Séminaire doctoral ROBOCARE 2017-2018

Télématique, robots sociaux… : autour des technologies dans les mondes du soin

Ce séminaire vise à ouvrir une série de questions de recherche à partir du fait de l’introduction de la robotique dans les mondes du soin aux personnes. Le versant le plus spectaculaire en est sans doute celui des robots « sociaux » dont, depuis une quinzaine d’années, on constate le développement croissant. Distincte de la robotique industrielle, qui produit typiquement des automates destinés à exercer une activité mécanique sur une chaîne de montage, la robotique de service conçoit des machines destinées à interagir avec des agents humains dans des environnements domestiques ou institutionnels.

Comité d’organisation : Florence Degavre (UCL), Nicolas Marquis (USLB), Céline Quellet (ULB), Robin Susswein (USLB), Nathalie Zaccaï-Reyners (ULB)

Pour en savoir plus , cliquez ici. 

Les loisirs et activités culturelles des jeunes

 

Vous êtes le directeur ou la directrice d’un des établissements scolaires ayant été tirés au sort dans le cadre de notre étude ? Vous êtes enseignant(e) au sein d’un de ces établissements ? Vous êtes le(s) parent(s) d’un élève concerné par notre enquête ? Cette page vous est destinée. Elle vise à vous faire pleinement comprendre notre démarche et combien votre collaboration nous est précieuse afin de mener à bien notre étude.

Rendez-vous ici.

Des nouveautés au Casper et sur le site (décembre 2016-janvier 2017)

Avec nos meilleurs voeux pour l’année qui s’ouvre, voici quelques nouvelles : 

- la page de Geoffroy Patriarche est en ligne.

- Emmanuelle Lenel et Juliette Woitchik ont rejoint Jean-Pierre Delchambre et Nicolas Marquis dans l’équipe du séminaire du Casper. Un projet autour des « jeux d’échelles » et des « formes de vie » est en construction.

Des nouveautés au Casper et sur le site (novembre 2016)

Vous pouvez télécharger ici le rapport d’activité du colloque « Normale ou ordinaire, accomplie ou autonome ? La vie et ses formes pour les personnes souffrant d’un trouble mental chronique dans et après la psychiatrie ».

La page de Juliette Woitchik est en ligne!

 

Des nouveautés au Casper et sur le site (octobre 2016)

- Alain Ehrenberg, membre associé du Casper, s’est vu confié la présidence du Conseil national de la santé mentale (France), créé par la ministre Marisol Touraine. Vous pouvez retrouver son discours inaugural, dans lequel est notamment évoqué l’importance d’une perspective de sciences sociales pour les mondes de la santé mentale.
 
- Les pages de Karine Dejean (professeur et responsable du SOAR), d’Ornella Moll (chercheuse pour la recherche « pratiques culturelles et numériques des jeunes ») et de Sophie Pesesse, stagiaire au Casper pour l’année 2016-2017 sont en ligne.
 
- La présentation par Emmanuelle Lenel de sa thèse est disponible sur sa page.
 
- N’oubliez pas de consulter l’agenda pour être tenu au courant de nos activités!
 
Autour de nous…
 
- Le séminaire Nouvel esprit de la psychiatrie et de la santé mentale, co-animé par Pierre-Henri Castel, Alain Ehrenberg, Nicolas Henckes, Nicolas Marquis et Julie Mazaleigue-Labaste reprend à l’EHESS (Paris). Vous pouvez en consulter l’argumentaire et le programme sur le site dédié au séminaire, ainsi que de nombreux textes et enregistrements des séances des années précédentes. 
 
 
- Véronique Degraef attire notre attention sur le programme du  VIII ème Séminaire international de recherche du Master en ingénierie et action sociales, coordonné par J.-F. Gaspar (responsable du Cerias, Helha & Henallux).

Nouvelle livraison des Cahiers du Casper (n°29) et entretien complet avec Emmanuelle Lenel

Retrouvez le nouveau numéro des Cahiers ainsi que l’intégralité de l’entretien avec Emmanuelle Lenel.

Bonne lecture!

Nouvelle livraison des Cahiers du Casper (n°28)

L’actualité du centre et la présentation du colloque par ici!

Colloque international « La vie et ses formes pour les personnes souffrant d’un trouble mental chronique dans et après la psychiatrie » : les inscriptions sont ouvertes!

Illustration

A l’Université Saint-Louis (Bruxelles), les 8, 9 et 10 septembre 2016

organisé par le CASPER (USL-B) et le CERMES3 (Université Paris-Descartes)

Les inscriptions sont ouvertes via ce lien. L’inscription, la participation aux pauses-cafés ainsi que les lunchs du jeudi et vendredi midi sont gratuits.

Retrouvez le programme général du colloque, ainsi que le programmes des ateliers.

Retrouvez les résumés des communications en plénières et en ateliers (par ordre alphabétique du nom de famille)

Retrouvez l’argumentaire du colloque en version française and the English version here. Retrouvez également  l’affiche du colloque.

Avec le précieux soutien :

 

- du programme H2020 Marie Curie Fellowship

- de l’agence VisitBrussels

- du programme La personne en médecine

- du Fonds national de la recherche scientifique (FNRS)

- du CERMES3 (Université Paris-Descartes)

- du programme ANR « Normastim« 

- du CASPER (USL-B)

- du Conseil de la recherche de l’USL-B

 

 

Colloque international « La vie et ses formes pour les personnes souffrant d’un trouble mental chronique dans et après la psychiatrie » : l’appel est ouvert!

Normale ou ordinaire, accomplie ou autonome ? La vie et ses formes pour les personnes souffrant d’un trouble mental chronique dans et après la psychiatrie

 A l’Université Saint-Louis (Bruxelles), les 8, 9 et 10 septembre 2016

L’ appel à communications peut être téléchargé ici : AC-VieOrdinairePsychiatrie-Bruxelles2016.pdf

Date limite de réponse : 2 mai 2016

 La psychiatrie contemporaine est traversée par d’importantes lignes de tension qui opposent différentes conceptions de ce que sont un trouble et un malade psychiatriques, de ce qu’il faudrait entreprendre pour permettre aux personnes concernées d’accéder à une vie meilleure, et enfin de la façon de définir cette vie.

L’objectif de ce colloque est de cerner les façons par lesquelles une perspective de sciences humaines et sociales peut aider à mieux décrire et comprendre les pratiques quotidiennes, les discours théoriques, les espaces, les acteurs (avec une attention particulière portée aux personnes malades), afin d’en dégager les conceptions de la vie et du vivant humain qui y évoluent et s’y entrechoquent parfois, formant ainsi le paysage normatif complexe des mondes de la psychiatrie contemporaine.

Organisation: Nicolas MARQUIS (CASPER/USLB, CERMES3) et Baptiste MOUTAUD (CNRS-LESC).

Plus d’informations : nicolas.marquis@usaintlouis.be ou baptiste.moutaud@cnrs.fr

séminaire Jeu&symbolique – Valérie Aucouturier (23/02)

La prochaine réunion du séminaire Jeu & symbolique (CASPER) aura lieu le mardi 23 février de 17h à 20h au local P61 (*).

Nous aurons le plaisir de recevoir Valérie Aucouturier (Centre PROSPERO / USL-B), qui présentera une communication intitulée : 

«Wittgenstein et la psychologie »

La séance sera introduite par Nicolas Marquis. 

Un drink sera offert à l’issue de cette réunion. 

La participation est libre, mais nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire en cliquant sur ce lien.

Séminaire avec Baptiste Moutaud (CNRS) 3/12/2015

«Trouble psychiatrique, plasticité et cognition. Infléchir des destinées, repenser les conditions d’une vie».
 
Baptiste Moutaud est chargé de recherche CNRS au LESC (Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative) et au CERMES3 (Centre de recherche médecine, sciences, santé mentale, société). 
Ses travaux portent en particulier sur les nouveaux savoirs et pratiques expérimentales et thérapeutiques qui émergent en santé mentale sous l’impulsion des neurosciences et de la psychiatrie biologique. 
 
Inscriptions via  ce lien
 
Plus d’info : ici.

Séminaire avec Olivier Standaert

La prochaine réunion du séminaire Jeu & symbolique aura lieu le jeudi 29 octobre de 17 à 20h au local P61 (*).
Il s’agira d’une réunion organisée conjointement par le PReCoM (Pôle de recherches sur la communication et les médias) et le CASPER (Centre d’anthropologie, sociologie et psychologie – études et recherches). 
 
Nous aurons le plaisir d’entendre Olivier Standaert (ORM / UCL) qui nous proposera une communication intitulée : «L’autonomie professionnelle à l’épreuve des bifurcations : analyse des stratégies d’insertion des jeunes journalistes de Belgique francophone». 
 
Un drink sera offert à l’issue de cette réunion. 
La participation est libre, mais nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire en cliquant sur ce lien

Séminaire avec Nicolas Duvoux

Le CASPER accueille, dans le cadre d’une séance du séminaire Jeu&symbolique, coorganisée avec le RIS (Réseau Interdisciplinarité et Société) de l’USLB-B, Nicolas Duvoux (Université Paris-Descartes), qui nous présentera une communication intitulée «L’autonomie est-elle autre chose qu’une norme sociale ?».

Cette réunion aura lieu le 27 mars de 17h à 20h au local P61 de l’USLB.

Plus d’informations

Inscription ici

Le CASPER a un nouveau site

Bienvenue sur le site du CASPER. Vous pourrez y retrouver toutes les informations et actualités de notre centre de recherche de l’Université UCLouvain Saint-Louis Bruxelles.