fév 2018

Date / Heure Événement Présentation
23/02/2018
14:00 - 16:00
Séminaire Robocare avec Gérard Dubey: "Pour une anthropologie des machines intelligentes. Interroger l’impensé machinique."
Université Saint-Louis, Salle du Conseil, 1000 Bruxelles

Vendredi 23 février 2018, Salle du Conseil

Gérard Dubey, Professeur de sociologie à l’Institut des Mines-Télécom (Paris)

interrogera les présupposés anthropologiques que recèlent les machines dites intelligentes, dans le cadre d’une communication intitulée :

« Pour une anthropologie des machines intelligentes. Interroger l’impensé machinique. »

Gérard Dubey, professeur de sociologie à l’Institut Mines-Telecom, chercheur au Cetcopra (Université Paris1 Panthéon-Sorbonne), co-directeur de la revue Socio-anthropologie, Publications de la Sorbonne.
 
Résumé : Nos technologies matérialisent, et rendent accessibles à la conscience, ce à quoi nous croyons et accordons de l’importance à un moment donné de notre histoire. Cela fait d’elles un précieux indicateur -symptôme- de la manière dont les humains, à une époque donnée, se pensent et aussi se rêvent. Pour ce qui concerne les machines dites intelligentes, la première question n’est donc pas de savoir si les machines vont remplacer les humains, comment et quand, ou encore, comment nous allons collaborer avec elles et sur quelle base. Il s’agit surtout de comprendre quelles sont les valeurs -comme la vitesse, la prédictibilité, la régularité, la puissance calculatoire- les préconceptions de l’humain, de l’intelligence ou du monde que nous mettons en elles, le plus souvent à notre insu, et qui en retour nous transforment. Comprendre aussi pourquoi nous désirons peut-être, secrètement, qu’elles nous remplacent. 

 


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mar 2018

Date / Heure Événement Présentation
15/03/2018
17:00 - 20:00
Séminaire du Casper avec Michel Péroni
Université Saint-Louis, local P61, 1000 Bruxelles

Jeudi 15 mars 2018, (salle P61)

Michel Péroni

En 2006 et en 2016, Michel Peroni a mené une enquête ethnographique en deux temps dans un Foyer pour personnes avec infirmité motrice cérébrale (IMC) nommé « Le Petit chêne ». Mis en service en 2003 sous l’impulsion de l’institution-mère « Le Grand chêne », Le Petit chêne est constitué de trois appartements situés au rez-de-chaussée d’un immeuble en centre-ville. Encadrée par une équipe éducative restreinte issue du Grand chêne, la vie en appartements au Petit chêne est destinée à quelques résidents de l’institution-mère qui présentent « le plus de potentiel d’autonomie ».

Dans le cadre de son intervention, Michel Peroni tentera d’articuler deux dimensions centrales de l’enquête qu’il mène au sein de ce Foyer : d’une part, la temporalité d’un lieu de vie que la plupart des résidents (et des professionnels) actuels ont investi il y a près de 15 ans dans une dynamique d’autonomisation, d’ « encapacitation » et dans lequel ils ont depuis lors aussi vieilli ensemble. D’autre part, la temporalité d’une enquête qui avait été engagée en 2006 et qui, après quelques années d’interruption, a été reprise dix ans plus tard, en sorte qu’elle couvre le temps long de la vie au Petit Chêne, depuis la période initiale marquée par la découverte indéfiniment réitérée de nouvelles capacités aux uns et aux autres jusqu’à celle, crépusculaire, qui est aujourd’hui marquée par la nécessaire acceptation des pertes d’autonomie des uns et des autres.