Fadoua Messaoudi

Doctorante en sociologie (mandat FSR)


Je suis titulaire d’un Master en sociologie (à finalité approfondie) et d’un Certificat universitaire en éthique économique et sociale, tous deux obtenus à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL). J’ai été assistante en sociologie à l’Université Saint-Louis (USL-B) pour les facultés de Droit et d’ESPO (de septembre 2017 à septembre 2018).  A cette occasion, j’ai aussi obtenu une bourse de recherche doctorale (FSR) me permettant depuis le 16 septembre 2018 d’entamer une thèse sous la direction de Nicolas Marquis et Jean-Pierre Delchambre qui s’intitule :

« Agir dans l’intérêt de l’enfant dans une société promouvant l’autonomie : un objet de négociation entre des parents issus de l’immigration et des intervenants psycho-médico-sociaux ».

Mon objectif sera de tester la double hypothèse générale selon laquelle notre contexte social et culturel promouvant l’autonomie c’est-à-dire une certaine façon d’agir et d’attribuer les responsabilités se retrouve d’une part dans les pratiques les plus ordinaires des intervenants psycho-médico-sociaux (i.e. l’ensemble des services employant à la fois des psychologues, des assistant(e)s sociales(aux), des infirmièr(e)s, des éducateurs(trices), etc. destinés à intervenir dans l’intérêt de l’enfant auprès de lui et/ou de ses parents) et d’autre part que celle-ci peut être reçue de différentes façons par les publics. Ces deux points seront éclairés à travers une enquête ethnographique au sein non seulement de trois institutions PMS belges mais aussi auprès de parents allant les rencontrer.

Il s’agira de rendre compte d’abord de la façon dont la règle de l’autonomie se donne à voir dans les différents textes législatifs et réglementaires –cela me permettra de saisir le type d’attitude face à la contingence qu’ils valorisent et qu’ils attendent de la part des individus avec qui ils travaillent. Il s’agira d’observer ensuite le passage des textes aux pratiques des agents PMS : comment, lorsqu’en habitant et en mettant en œuvre leur « savoir professionnel », les agents font quotidiennement face à des situations concrètes très variables ? Et c’est d’ailleurs ce point qui me permettra de montrer à quel point l’autonomie, plutôt que d’être un acquis est une attente sociale qui se négocie. Enfin, je chercherai justement à comprendre la façon dont les parents issus de l’immigration habitent, interprètent et négocient avec les professionnels le maintien ou la transformation d’attitudes face à la contingence potentiellement différentes et inégalement valorisées. Ces questions sont d’autant plus pertinentes pour les parents issus de l’immigration, souvent issus de milieux défavorisés. 



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