Fadoua Messaoudi

Assistante


Faire face à la difficulté de son enfant dans une société de l’autonomie : un objet de négociation entre des parents issus de l’immigration et des intervenants psycho-médico-sociaux

Promoteur : Nicolas Marquis

Mon projet de recherche porte sur le discours et l’attitude face au malheur de professionnels de différents services psycho-médico-sociaux et sur les usages qu’en font des parents issus de l’immigration. Il conjoint les sujets d’étude suivants : la santé mentale, l’interculturalité et le soutien à la parentalité. Partant de l’hypothèse, déjà travaillée dans le cadre de mon mémoire, selon laquelle il est possible de considérer le service PMS comme un dispositif en phase avec notre contexte social et culturel particulier valorisant l’autonomie, mon objectif est de l’étendre à deux autres dispositifs du réseau psycho-médico-social intervenant auprès de parents issus de l’immigration dans l’intérêt de l’enfant. L’intuition poursuivie est que vivre dans une société de l’ « autonomie comme condition » (Ehrenberg, 2012) c’est-à-dire une société au sein de laquelle il est attendu de l’individu qu’il décide et agit par lui-même, implique de devoir faire face aux aléas de l’existence d’une manière bien particulière : il en va de la responsabilité de l’individu de puiser en lui les ressources pour s’en sortir. Cette façon de faire face aux aléas de l’existence peut être comprise comme une « attitude face à la contingence » (Winch, 1964 ; Ehrenberg, 2012 ; Marquis, 2014) que nos sociétés libérales-individualistes valorisent. L’enjeu pour moi sera alors de décrire ce qui se passe lorsque l’on sait que pour des parents, le fait d'avoir des enfants en difficulté (scolaire) constitue l’un de ces aléas de l’existence et que les interventions des professionnels PMS les confrontent à des institutions qui valorisent une attitude face à la contingence potentiellement différente (et inégalement valorisée) de la leur.



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