En réponse à un appel d'offre de services du fonds ISAJH, le fonds social pour la formation continuée des travailleurs des secteurs de l’Aide à la jeunesse, de l’Aide aux personnes handicapées, de l’Accueil des adultes en difficulté et de l’Aide au logement,  le Casper s’est associé au Centre d’Etudes & Recherche en Ingénierie et Action Sociales (CERIAS), centre attaché au Master en Ingénierie et action sociales co-organisé par la Haute Ecole Louvain en Hainaut (HELHa) et par la Haute Ecole Namur-Liège-Luxembourg (HENALLUX) ainsi qu’au Centre de Ressources pour le Social (CERSO) de la Catégorie sociale de la HELHa, pour réaliser une recherche sur l’impact des évolutions et mutations du travail social dans les services et institutions concernés.  Au départ de la définition stipulée dans l’AR 2013 et dans la convention collective de travail sectorielle du 19/12/13, il s’agit de détecter les « groupes à risques» parmi les différentes catégories de travailleurs, d’analyser les réalités qu’ils recouvrent, et d’identifier les facteurs de risques ainsi que les initiatives qui sont prises (en termes de conditions d'emploi et d'organisation du travail) pour prévenir et/ou réduire ces risques.

 

Pour le Casper, le promoteur de la recherche est Jean-Pierre Delchambre et la chercheuse est Véronique Degraef. Les directeurs de recherche des HE partenaires sont Jean-François Gaspar et David Laloy,  les chercheurs sont Harmony Glinne et Naoual Boumedian.

 

Combinant étroitement méthodes qualitative et quantitative, la recherche d’une durée de 2 ans (mars 2016 à février 2018), est scindée en trois phases : une phase exploratoire (mars – octobre 2016), une phase de recherche (novembre 2016-novembre 2017) et une phase de rédaction du rapport et de mise en perspective (décembre 2018-février 2018). Au cours de la phase exploratoire en cours, une trentaine d’entretiens approfondis sont menées auprès de personnes ressources sur les mutations actuelles des métiers au sein des secteurs concernés et les problématiques spécifiques liées aux groupes à risque, par exemple le vieillissement non seulement des usagers mais aussi des professionnels ainsi que le développement et les « usages » du travail à temps partiel. Des entretiens semi-directifs sont aussi menés sur le terrain avec des travailleurs faisant partie des groupes à risque envisagé dans l’AR et avec des employeurs et délégués syndicaux qui prennent en compte directement la problématique des risques professionnels. L’approche quantitative consiste à récolter les données chiffrées dont disposent le Fonds social et les partenaires sociaux, d’exploiter les données des cadastres qui émanent des tutelles ainsi que celles de la Banque Carrefour. Sur base des premiers résultats de la phase exploratoire présentés lors d’une journée de travail avec le comité de gestion du Fonds ISAJH celui-ci dégagera des priorités permettant de co-définir les modalités concrètes du travail approfondi d’enquête sur le terrain qui sera mené au cours de la deuxième phase de recherche.